Avant de compter, il faut savoir ce que l'on compte. Une « pièce », c'est une bouchée — mais toutes les bouchées ne pèsent pas pareil dans l'estomac. C'est la raison principale pour laquelle deux personnes ayant mangé « douze pièces » ne ressortent pas de table dans le même état.
Le maki. Le rouleau fin classique, enroulé dans une feuille d'algue nori, se découpe généralement en 6 pièces. Peu de riz, une garniture simple : c'est la bouchée la plus légère. Il en faut donc davantage pour caler.
Le california et l'uramaki. Roulés à l'envers, le riz à l'extérieur, souvent garnis (avocat, saumon, fromage frais, œufs de poisson) et parfois enrobés de sauce, ils sont nettement plus consistants qu'un maki fin. Comptez-les un peu plus fort dans votre total.
Le nigiri. Une boule de riz pressée surmontée d'une tranche de poisson. C'est la pièce qui rassasie le plus vite : la base de riz est généreuse. Un plateau de nigiris nourrit plus, à nombre égal, qu'un plateau de makis.
Le sashimi. À part : ce sont des tranches de poisson cru sans riz. Très protéiné mais peu rassasiant seul, il se pense comme un complément plutôt que comme la base d'un repas.
La conséquence pratique est simple : si votre plateau penche vers les makis fins, visez le haut des fourchettes annoncées ; s'il est riche en california garnis et en nigiris, le bas suffira. Le nombre de pièces n'est qu'un point de départ — la densité de la bouchée fait le reste.