C'est le vrai sujet, celui que peu de gens soupçonnent. La cuisine japonaise traditionnelle utilise plusieurs ingrédients alcoolisés pour relever ses préparations. On les retrouve, souvent en petites quantités, là où on ne les attend pas — jusque dans le riz.
Le mirin. C'est un condiment sucré à base de riz fermenté, naturellement alcoolisé. Il entre dans quantité de sauces et de marinades, et parfois dans l' assaisonnement du riz à sushi pour lui donner du brillant et une pointe de douceur. Il existe des versions « sans alcool » (aji-mirin ou mirin de synthèse), mais leur usage dépend entièrement du restaurant.
Le saké de cuisine. Différent du saké de dégustation, il sert à déglacer, mariner ou parfumer. Une sauce teriyaki maison, une réduction sucrée-salée ou un bouillon peuvent en contenir.
Le vinaigre de riz. Le riz à sushi est assaisonné d'un vinaigre sucré-salé. Le vinaigre en lui-même n'est pas un problème — la fermentation acétique transforme l'alcool en acide — mais certaines préparations industrielles « prêtes à l'emploi » y ajoutent du mirin ou du saké. D'où l'intérêt de savoir comment le riz est assaisonné.
La conclusion est simple : l'alcool dans un sushi n'est presque jamais visible, il est dilué dans les préparations. Un restaurant réellement halal a fait le choix en amont d'écarter ces ingrédients ou d'en utiliser des versions sans alcool — et il peut vous le dire sans hésiter.